Épisode: Des Souris et des Hommes
Je’l sais. L’été est fini et la planète a changé d’heure depuis mon dernier billet. Mais toi, me dis-tu des choses sur toi des fois, lecteur? Pas une fois. Fak, mets-ça dans ta pipeline, le Canada!
Beaucoup d’histoires à raconter, dont la plupart que je ne raconterai juste pas. C’est le moment idéal de développer ton imagination, toé chose.
Donc pour ton information, le mois passé dans ma nouvelle maison, avec vue sur le patio, j’ai été toute émouvue de voir la plus mignonne petite souris du MONDE !
Je l’ai prise en photo, filmée, pis toute. 4 heures plus tard en revenant de travailler, la petite tabarnak était sur le comptoir de la cuisine. C’est ça ou bien c’était sa cousine siamoise séparée à la naissance. Tout ce que je sais c’est que de les voir dans le dedans de ton chez-toi, c’est pas cute pantoute. Ça m’a vraiment laissée pantoite. La souris aussi. Je pense qu’elle avait la plotte à terre en me voyant la voir, mais c’est difficile à vérifier.
J’ai voulu te parler de ça, mais j’attendais la fin de l’histoire afin d’en connaître la morale. C’est jamais venu. En tout cas, pas dans cette periode-là de l’espace-temps.
Ma coloc Danoise a acheté une trap. C’était une trap à rat, fak pendant un certain temps on les a juste engraisser au quotidien avec du beurre de peanut sur une trap qui ne déclanchait pas. On a fini par réaliser que c’était la guerre entre les rongeurs et notre santé mentale de filles hystériques. (Au grand plaisir de notre coloc Hollandais gars qui s’en colice.) C’est alors qu’on a amené le chat. L’osti d’gros chat d’une amie voisine. La première fois il a victorieusement attrapé la souris et l’a amené dehors afin qu’elle se fasse traumatiser avant de s’enfuir dans le champs. La deuxième fois il a juste cruellement joué avec sans jamais la sortir de la maison ni la tuer, maudite petite nature qui se prétend descendant du tigre. La troisième fois on l’a renvoyé, il est vraiment trop stupide ce chat adorablement gros et affectueux(pis jasant à part de ça! I LOVE YOU MOLLY!…WROUIIIN! ) La quatrième fois moi pis Molly on a juste dormi en cuillière sur le divan. La cinquième fois on a acheté une vraie trap. Les autres fois ont été composées de morts subtites à côté du fridge. C’était vraiment plaisant. Même si les deux étaient miniatures avec une petite face de belette cute. T’avais juste à payer le loyer si tu voulais vivre chez-nous. Fak t’es morte chez-nous. Sorry bro (sis?).
Pendant ces semaines de plaisir animalier, j’ai eu le temps de changer de job. Un jour après 45 minutes de travail dans une organisation en réorganisation boboche (une place de marde en devenir, disons-le), je suis allée voir ma soi-disant supérieure pour lui annoncer que ma carrière de housekeeping venait de prendre fin, effectif à partir de la 46e minutes de mon shift. Ça ne l’a pas trop fâché car ça lui donne l’occasion de me remplacer par une asiatique.
Quelques jours plus tard j’ai entendu parler d’un petit café mignon à la gare qui cherchait une sympathique femme à tout faire mais qui officiellement est probablement juste une ‘préposée à la cafféine’. Je me suis reconnue en ces termes et j’ai eu la job la journée même, ma boss disant préférer quelqu’un avec une experience en restauration réduite mais avec une personnalité digne d’un jardin d’enfants du Mile-End. Ce fut exigeant de travailler 8 heures sans pause à courir partout, se brûler, se couper, manquer de planter face première sur la plancher mouiller, vider des bacs contenant 50 livres de bouteilles vides, vider les pièges à souris de leurs cadavres, mais ce fut tout aussi plaisant de travailler avec des faces de gens dans ma face. À mon 2e jour, une fille vraiment top-niveau qui travaille à mon ancienne job est venue porter son CV pour un poste de Chef puisque l’autre endroit est en déclin. Enthousiaste et amoureuse de ses sandwiches, je l’ai recommandé avec passion. Deux semaines plus tard, on m’annonce que mon manque d’expérience ne sera pas assez rentable malgré ma personnalité riche, et je comprends que ma patronne veut me remplacer par la super pro que j’ai recommandé non-stop. DANS TES DENTS DE SOURIRE DE SERVICE À LA CLIENTÈLE, fille.
Cela dit j’suis bin contente pour elle, elle le mérite, pis j’ai aucun doute que j’étais médaille d’argent bien méritée dans cette competition imprévue, fak, sweet as, honey.
Le surlendemain de mon choc-traumatique de faiseuse de café d’excellence, j’ai été retenue pour travailler sur la montagne cet hiver durant la saison de ski, où je vais être appréciée pour mon service à la clientèle inné (99% du temps quand j’envois pas chier le monde cave avec ma face, bien sûr.)
Je suis donc contente. Pauvre en devenir dans les 2 prochains mois, mais contente. J’ai une maison pas trop cher avec deux nouveaux colocs, quelques gens qui sont encore dans le coin que j’apprécient énormément, pas de souris, un village fantôme pis un Jedi. ( Mais ça, c’est pas de tes calices d’affaires.)
J’ai donc décidé de revenir fin août plutôt que fin juin. J’ai ensuite décidé de revenir pour un nouveau VISA. J’ai ensuite décidé de ne pas revenir du tout. Je ne sais pas encore ce que je vais post-décider suite à tout ça. Vendredi je dois me faire X-rayer le chest pour ma demande de visa. Exciting !
Excellent timing d’ailleurs, car je viens d’arrêter de fumer. Bon, c’est pas vraiment un fort succès ,mais c’est un fort progrès, fak si t’es pas content va lire le blogue de Sophie Du au lieu de celui d’Annie Du.
J’ai aussi commencé à me ridiculiser en faisant des exercises pour me muscler le derrière, peut-être le devant aussi, on va voir comment j’aime la première moitié.
Qui aurait cru que j’aimerais un pays trailer-trash de même à ce point pour prolonger l’aventure et m’enliser à fond dedans? Pas le monde qui me connait en tout cas. Qui sait, l’an prochain je vais peut-être commencer à bloguer en buvant des protein shakes.
Je t’aime. (des fois)
Shit man. *
Mon silence des derniers temps est dû au profitage de beau temps en plus du fait qu’encore une fois, ma demeure temporaire est loin du ‘ternet.
Par beau temps, je veux dire sécheresse absolue. Pas de pluie depuis presqu’un mois, ce qui fait en sorte que les panneaux indiquent sur l’autoroute le danger imminent de feux de forêt, que les jadis pscines naturelles tout près des rapides sont à sec, et que j’habite présentement en Arizona. Howdy!
Le housekeeping se porte à merveille, comme d’hab. Cette semaine, mon lieu de travail est occupé par un groupe de 180 adolescentes d’une école catho privée. En faisant le service au chambre l’autre jour, j’ai pu constater que les ados sont toujours aussi bordéliques et qu’ils ne ferment jamais les lumières lorsqu’ils quittent les lieux. Mais ça, on s’en doutait. J’ai surtout eu la chance de remarquer les chambres des enseignants du secondaire, et qu’un étonnant taux d’entre eux porte des pyjamas Garfield lorsqu’ils vont au lit…. mais qu’au moins ils font leur lit pour ne pas que j’aie à le faire. Yeah !
Cela dit, je me suis rappelé que je n’ai jamais voulu être prof au secondaire, et j’ai compris plus précisément pourquoi en sentant l’énergie émanant de ces chambres. L’horreur en couleur, toé chose. Heureusement que y’en a toujours un ou deux qui a l’air d’avoir atteint l’âge adulte sans sauter direcement au 3e âge.
Shit man.*
C’est ça qui est bien avec les fèmmes de ménage. On s’en colisse. Elles vivent dans l’ombre du serveur et de la réceptioniste. Pourtant, c’est la personne dont le jugement est le plus à redouter, car vous leur server vos secrets sur un plateau d’argent en croyant qu’elles ne sont qu’un mythe, un personage de la nuit. (Mais réellement une créature matinale). Je vous assure qu’on vous juge et que parfois vous devenez des légendes d’hôtels.
Parlant du jugement dernier, dans le passé sur ce blogue, j’avais jugé les gens qui m’avaient demandé si on voyait les memes astres d’ici qu’au Canada, mais sais-tu toé chose, j’pense que j’sais juste pas, depuis que j’ai réalisé que je suis capable de spotter à peu près 15 différentes grandes casseroles d’Ours dans le ciel étoilé. Qui sait man, c’est peut-être Cassiopée.
De plus, my precious TV Hebdo parlait récemment de la NZ dans ses pages, selon ma mèèère, pis ils disaient que l’automne allait de mars à mai, comme qu’ils dissent ici, parfois. L’auteur de l’article n’a probablement pas puisé ses sources chez Hubert Reeves, fak culturellement je la crois, mais astronomiquement, pentoute, sti. *coup de pied dans le vide et dans l’espace*
Je pense de plus en plus que Jean Leloup a écrit Le Paradis Perdu en pensant à la ceinture de feu qu’est la ceinture de kiwis.
Presque mot pour mot ce que je vois quand je sors la tête en direction de l’extérieur.
***
Hier, j’ai conduit l’auto d’amis pour me rendre à des rendez-vous. En passant, j’veux pas me vanter, mais mon doctor fait le Iron Man de Taupo. Moi, en autant que quelqu’un que j’connais le fasse, comme ça je peux cocher CHECK sur ma liste mentale d’affaires inutiles à accomplir via 5 degrés de séparation.
Tsé là, le Parc des Laurentides? Bin imaginez-le en plein milieu de forêts, volcans, et sources d’eau elfiques. En plus que c’est pas vraime une auto que j’ai conduit, mais bien quelque chose digne du véhicule de Scooby-Doo, avec des collants de poissons et de symboles Maoris, avec l’âne de Shrek et autres bidules sur le hublot, sans oublier la pancarte en arrière qi dit: The driver of this car is HAWT.
La route était majestueuse, avec une vue exclusive donnant sur un océan de nuages au-de-delà des sommets montagneux. Le souffle coupé, j’ai trouvé dommage de ne pas pouvoir prendre de photo sans dévier dans le champs à 100 kmh. Jusqu’à ce que je réalise que je venais d’entrer dans le royaume du brouillard, que je traversais directement dedans les entrailles de la science-fiction via ce show de boucanne digne d’un Comicon. Il fallait bien que je sois seule au volant pour tomber sur un pet de Gandalf grandeur nature du genre.
Pis, il y a eu sur mon chemin des carcasses de poils à n’en plus finir. On s’habitue presque. Juqu’au moment où j’ai apperçu un grand oiseau au centre de la routede campagne serpentine où roulent plusieurs mongoles de la route, chaque jour. Je me suis dit: Shit man*, c’est pas un kiwi j’espère. Va-t-en oiseau, envole-toi comme le Grand Condor. Alors qu’il catchait l’approche de mon véhicule de hippy, j’ai pu voir qu’il s’agisait ‘un grand oiseau de proie. J’ai ralenti sans freiner, car on m’a déjà dit que ça ne valait pas la peine de mourir pour éviter un road-kill. Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Vite oiseau, vite! Puis le gros cave était trop bourré pour s’envoler à temps, alors il a comme reçu un swing lors de son envolé par le coin de mon pare-choc. J’ai regardé dans le miroir et il volait, il n’était pas complètement écrapou.
C’est à ce moment là que je me suis dit que je venais probablement de tuer le dernier des aigles polynésien probablement appelé le HeuheuWhakakaka, légendaire protecteur de la nature maorie, grand gardien de l’esprit sacré de la terre, via une longue et pénible hémorragie interne. La mort d’une espèce.
Typique.
J’me suis sentie mal pas rien qu’un peu.
Puis en revenant, j’ai vu deux beaux papillons blancs quie butinaient dans la joie et l’allégresse lorsque SPLOUSH dans mon windshield.
Esti que la vie est cruelle quand t’es la presque-voisine de Crocrodile Dundee.
*Shit man est mon nouveau concept passe-partout pour soutenir la conversation avec autrui.
Hi Annie, this week is all about sharing the love, so this is just to let you know: you’re bloomin’ great. Thanks for picking us.
Dan
Voici donc le message que j’avais en cette journée de la Cupidonditude, en allant voir mon compte de banque Kiwi.
Qu’est-ce qu’il veut dire, exactement, par bloomin’ great? C’est tu dans le sens que ma puberté fonctionne comme sur des roulettes, ou plutôt que j’suis fuckin’ great, version beige?
Malaise d’amour non-réciproque.
DESJARDINS, j’te mets au défi de me faire la court de mègne. Mais aussi, je te challeeeeenge d’éliminer les frais de services lors des transactions de tes usagés.
T’ES PAS GAME!
Alphonse, t’es nul, mec.
Cher monde que j’connais peut-être même pas.
Salut!
…
…
…
Ça va?
Long time no see, l’internet.
C’est que vois-tu, internet omniscient, j’avais pas le wi-fi depuis quelque temps, mais tu le savais sûrement déjà.
C’est fou comme en regardant des reprises de Emmerdale à la tv, j’avais plein d’affaires à te dire dans ma tête. Pis là, je cherche. J’ai quand mègne plein d’affaires à dire, c’est juste que c’est par rapport à la méga-cool boîte de Kleenex avec des pingouins dessus dans le char de mes amis. Moi j’trouve ça super important, mais on sait jamais avec toi tsé.
Le mois d’août inversé qu’est février est chaud, ensoleillé, et cancérigène. C’est plutôt chouette de vous deviner entrain d’enlever la neige sur vos voitures du 21ième siècle.
Je me disais tout à l’heure en faisant l’épicerie dans une petite ville lointaine de mon village, que moé, la Nouvelle-Zélandia, j’aime bin ça, entre autre parce que c’est un peu un pays d’marde par moments. Mais d’la vieille marde comme il ne s’en fait plus, tu vois? C’est un peu comme d’habiter dans mon enfance, dans un coin perdu de Chibougamau. Ya des grosses mouches, des rednecks (super-redneck parce que le soleil tappe fort sur le cou à l’autre bout du monde!) des gens simples d’esprits qui aiment faire des randonnées pédestres dedans la nature, des vieux chars de Michel Barrette pis des reprises des soaps de la BBC. J’dis ça avec presque pas de complaisance…j’aime vraiment ça plus que j’aurais pensé les trous perdus.
Ça me donne envie d’aller habiter en Beauce à mon retour. Quoi que ya pas grands Maoris là-bas fak….j’pense que j’vais rester une Montréalaise snob pour un petit bout.
Sérieusement, des fois c’est facile d’oublier notre chance quand la vie est belle. Pas parfaite. Juste bin bin belle. Les gens intéressants se sont réunis ici comme si appellés par un aimant global tout-puissant. Je vois des sourires, des vrais, à tous les jours, et je les retourne. On m’a rendu ici des services que je n’aurais jamais osé quémander. Les colines les plus niaiseuses sont souvent à couper le souffle…tellement que ça peut transformer une chanson nulle en un vidéoclip grandiose sur la route.
Et puis les locaux….je les adore. Ils s’habillent souvent comme la chienne à Jacques, ce qui fait que je les apprécie encore plus, et qu’ils m’inspirent à me travestir en une personne de 1981 moi aussi.
Chaque jour, au levée, j’ai trois volcans dans la face qui menacent d’un jour se réveiller eux aussi. C’est beau tu dis?
Quand la dépression du restage-sur-place-trop-longtemps apparait….il y a toujours des voyageurs et collègues prêts à faire un petit tiki-tour à travers l’ile pour aller sur une plage. On a le choix: sable noir, sable blanc, grosses roches du criss qui te massacrent les pieds. De tout pour tout le monde.
La vie coûte chère. Très. À part pour acheter des kiwis. Mais c’est peu cher payé d’être un peu pauvre pour vivre en riche, non?
Je suis venue ici pour faire un face-à-face avec moi-même.
Le reste du temps, je fais des faces-à-faces avec le monde entier durant le temps que les saisons passent. Je suis à mi-chemin du parcours.
J’suis vraiment chanceuse d’habiter dans un tel pays d’marde.
(Billet écrit 2 minutes avant la job fak take these fautes de frappes and eat them, they taste delicious)
J’aime beaucoup les accents océaniques. J’ai donc regardé la TV comme s’il n’y avait pas de lendemain ni de hier, afin de vous montrer cette merveille de pub qu’est Aqua Deck.
https://www.youtube.com/watch?v=YjszSeQlTBM
Hier, je pense que le grand jour est venu. Mais je ne sais pas, puisqu’il comportait lui aussi seulement 24h.
Voyez cette créature amicale qu’on a trouvé dans un panier à ordure. Non, c’est pas Spiderman, ni un avion, ni un oiseau, je suis pas mal certaine que c’est un weta sur le dos qui grouille ses pattes. On ne voit pas trop sa face, mais hey toé, il y a une limite à ma fascination du dégueux fak j’allais pas me mettre la main dedans le sac pour jouer aux photographes de mode avec mon modèle.


Les beaux côtés de la job. Crédit: Annie Dubé. 2013
Même si j’ai une job de marde (littéralement) je m’amuse bien avec 90% de mes collègues globe-trotteurs. Par exemple, icitte, c’est la GUERRE. Mais c’est pas une raison pour se faire mal. Fak à journée longue, on se tue et on meurt à l’aide de guns invisibles ainsi que de napalm invisible et de torpilles invisibles. Chaque coin qu’on tourne pourrait cacher l’ennemi. Il faut être sur ses gardes. On fait bien sûr attention de ne pas tuer invisiblement les clients qui demanderaient sans aucun doute remboursement.
Pis ça, c’est mon chez-moi jusqu’à prochain déménagement, avec my precious coloc Taiwanaise, Amanda. C’est pas son vrai nom mais c’est le nom que lui a imposé son prof d’anglais alors pour toujours elle sera pognée avec.

Des colocs et des zooms. Crédit: Annie Dubé. 2013
Je l’aime bin la petite maudite.
Ce matin, un oiseau (sans liaison) était pogné dans notre petit solarium. Il est composé de 3 murs et d’un vide, communément appelé l’entrée. Le oiseau essayait de sortir par la vitre des fenêtres comme un damné. J’ai essayé de le libérer de sa stupidité, pendant une bonne quinzaine de minutes, via différentes stratégies. L’une d’entre elles était de lui montrer l‘exemple et de rentrer-sortir non-stop via le vide. Sans succès. Ensuite, j’ai lancé du pain dans le vide en sifflant et faisant des petites bruits de bisoux. Rien. J’ai decidé de pogner le parapluie par terre et de le pousser jusqu’au vide. Pendant de longues minutes, le oiseau a freaké bin raide, j’avais peur qu’il me fasse une crise de Coeur en plein centre de mon parapluie.
Armée d’une ardente patience, je l’ai poussé par terre en direction de la sortie sans porte. Il a fini par semi-tomber et s’envoler vers le grandiose rien qu’est le paysage, en faisant des pitpits de joie et de frayeur.
Je suis pas mal certaine qu’il a averti tous ces amis qu’une ogresse cherchait à le capturer et le manger, car chaque oiseau que j’ai croisé depuis semble pitpiter dans mon dos, l’air de se dire: watch out c’est l’osti de folle au parapluie !!!!
De rien p’tit criss.
***
J’ai teindu mes cheveux cette semaine en plus foncé, principalement par science inexacte que sont les teintures cheapettes. Hier, 3 fois en quelques heures j’ai dit salut à quelqu’un en sortant de nulle part et il a fait a saut d’épouvante. J’pense que ça doit t’être une belle couleur.
BONNE NOUVELLE, GANG!
(Ta yeule)
Il y a des wetas au National Park. Faut bin qu’ils soient quelque part les petits yiâbles, pis ça se trouve que c’est entre autre ici. J’ai tellement hâte d’en voir un qui me tombe sur la tête sans préavis. Ça va t’être le plus beau jour de mÂÂÂ vie.
Regard’ comme sont jolis:
https://www.youtube.com/watch?v=c_n0mbpX4KE

Des souris et des yark. Crédit: Annie Dubé. 2012 . ( @ Te Papa Museum)
Les tabarnaks.
Je veux vraiment en voir des grouillantes, cela dit. Sinon, ça ne sera pas une vrâ expérience kiwi, tsé.
Parlant de tab…..Regarde comme les pubs de la Marine dont j’ai presque parlé l’autre jour - en parlant de ”l’armée”, sont, elles aussi, trop jolies, because elles parlent de Dieu. (…)
http://www.youtube.com/watch?v=k4rp6Sw5lSw
Ça donne faim tout ça, non? Malheureusement, je ne mange pas de fush und chups.
Je ne comprends pas le criquet. Quand je m’exprime sur le sujet, en disant que c’est du Gay Baseball, je sens que je heurte profondement les sentiments des kiwis et des british visiteurs. Je préfère de loin le rugby, que j’ai longtemps juger comme étant poche. Je me trompais, ce n’est pas poche: simplement brutalement inutile, et par le fait meme, divertissant, principalement lorsqu’ils dansent le haka avant le match. En d’autres mots: j’aime seulement le rugby des néo-zélandais, les autres pays ne dansent pas le haka alors je m’en sacre un peu….
L’armée danse aussi le haka. http://www.youtube.com/watch?v=xI6TRTBZUMM
Maudit que j’suis pleine de préjugés. Va falloir que je travaille là-dessus, quoi que, wo là, ce sont tout autant des postjugés que des préjugés.
Je ne sais pas si je vous l’ai dit, mais ici, il y a beaucoup, BEAUCOUP d’Allemands. Il y en a tut autant, sinon plus, en Australie. Ça me semble paradoxal, dû au fait que la NZ et la Germanie sont parallèlement opposés en tant que pays. C’est peut-être une bonne chose donc qu’ils élargissent leurs horizons….à moins qu’on soit directement en face d’une invasion mondiale de l’Océannie? Ce phénomène me mystifie. Il y a d’ailleurs très peu d’Américains par-ici. Est-ce que c’est parce qu’ils ne savent pas où c’est sur la carte dans une grande majorities? J’espère que non.
Chose certaine, on connait tous trop peu de choses au sujet de cette zone du monde, et on a beaucoup à apprendre, et quelques trucs à leur partager par la meme occasion…
Le plus gros inconvénient de vivre dans la nâtüüüüre, avec ses animaux enchanteurs et ses bibites gigantesques, c’est que le taux de cadavres environant augmente de façon dramatique.
Résultat: quand je marche vers la job depuis quelques jours, mon chemin croise celui d’un écrapou d’hérisson dans la milieu de la rue déserte.
Sans compter les immenses papillons de nuit (qui sont aussi là le jour, faut dire) pleuvent sur le sol jour après jour, complètement mourru, ou presque.
CARPE DIEM les créatures. Bonne chance dans votre réincarnation entant que CEO de BP dans une prochaine vie, les bibites.
Dans une autre lignée l’idée, j’pense que j’suis allergique aux produits chimiques qui m’enrobent durant mes shifts. Y en a un qui s’appelle R2 (vraiment poétique). Quandj’ai dit à mon sous-boss allemand smath ma théorie d’allergie, il a dit : on va t’appeller R2 maintenant. J’ai dit: AWWW APPELLEZ-MOÉ R2D2 c’est trop le plus cute robot du monde. Je l’imagine même se partir une famille avec une ewok un jour. Bin sache que le lendemain, je me suis rendue compte que le produit pour passer la mop s’appelle D2. Je suis bel et bien R2D2, et j’en suis pas peu fière. (Je ne dirais quand même pas que je suis carrément fière non plus, j’ai plus de fierté qu’ça dans mon moi-même, même en tant qu’underdog du blogue (fièrement) poche, et donc extraordinaire.
On dira ce qu’on voudra (comme d’hab) mais les Kiwis sont spéciaux, souvent dans le bon sens, des fois non. Malheureusement pour eux, la plupart de leurs émissions de tv vient de la GB ou de l’Australie, quoi qu’ils en ont des leurs aussi, souvent pas pire à part de ça. J’aime beaucoup anayser une culture à partir de ses médias, le liant de la plupart de leurs citoyens. Vous devriez voir la propagande pour joindre les forces armées qui passent à la TV ici. Ça a l’air tellement le fun d’être soldat. Tu joues au rugby, tu te pitches dans l’eau à partir d’un bâteau de guerre, tu sauves des vies en faisant du parachutes pis en te pendant d’un câble dans une vallée enchanteresque. La seule affaire que tu ne fais pas, finalement, c’est de tirer l’ennemi dans face avec une mitraillette pis violer des Afghanes. J’te gage qu’ils font même des BBQ sur la plage pis qu’ils surfent sur le dos d’un dauphin sur un pied seulement.
Calice que j’les aime.
Ils n’ont pas vraiment besoin de libération, puisqu’ils se crissent pas mal de toute. Je leur souhaite donc de se libérer de leur libération libératrice….non peut-être pas finalement. Je leur souhaite de libérer tout le reste du monde entier….mais aussi de libérez nos chevaux. Et nos cheveux.

La libération des chevaux de mer. Crédit: Annie Dubé. 2013.
AJOUT:
Je voulais vous parler de ma nouvelle coloc Taiwanaise. Est malade, pis je l’aime. Lors de notre souper du Jour de l’An elle disait que durant l’été, dans son pays natale, elle crève de chaleur donc elle passe l’été postée à côté de son air clim car c’est insoutenable. Je lui ai demandé: qu’est-ce que tes ancêtres faisaient? Sa réponse? ” Not my fucking business.”
Tantôt elle m’a dit que je ferais une bonne journaliste comique.
Ça existe-tu ça?
I’ll make it my business.